
Édition № 1
Découvrez les meilleurs spots, sélectionnés par les locaux.
Des adresses remarquables sélectionnées par notre rédaction
Une micro-brûlerie qui a initié Strasbourg au café de spécialité — baristas experts, grains torréfiés sur place, et un charmant kiosque à quelques pas de la Petite France.
Des classiques alsaciens réduits en tapas à partager — foie gras, tarte flambée et un mini burger culte, le tout près de la Cathédrale.
Les sculptures médiévales et les vitraux d'origine de la cathédrale de Strasbourg, exposés de près dans un bâtiment à colombages du 14e siècle situé juste sur la place de la cathédrale.
Notes de la rédaction et de la communauté
Caveau Gurtlerhoft
Le Gurtlerhoft, c'est d'abord un décor : une cave voûtée du XIVᵉ siècle qui vous accueille à quelques pas de la cathédrale. On descend dans ce caveau impressionnant, avec ses arches en pierre, ses multiples niveaux et ses petits escaliers qui relient les espaces, et on comprend tout de suite pourquoi l'endroit est devenu emblématique à Strasbourg. L'ambiance est chaleureuse, conviviale, et le soir d'hiver avec une chope de bière ou un verre de Riesling, on se sent bien. Côté assiette, c'est de l'alsacien traditionnel sans surprise : choucroute garnie généreuse, tarte flambée fine et croustillante, rösti pour les amateurs. Les portions sont copieuses, ce qui satisfait la plupart des clients. Le reproche qu'on lit souvent — sur TripAdvisor notamment — c'est que certains plats manquent un peu de saveur et semblent calibrés pour les touristes plutôt que pour les palais locaux. C'est vrai, mais on paie aussi pour le cadre, et le cadre vaut le détour. Le service est efficace, parfois un peu rapide vu le volume (200 couverts, place de la Cathédrale). Pensez à réserver le soir, surtout le week-end et pendant le marché de Noël. Pour une winstub plus pointue côté cuisine, il y a mieux ailleurs — mais pour une première soirée strasbourgeoise dans un caveau médiéval, le Gurtlerhoft fait le job.
Musée des Beaux-Arts
Si vous avez assez des maisons à colombages et que vous voulez voir quelque chose de vraiment grandiose, le Musée des Beaux-Arts est l'endroit idéal. Il occupe le premier étage du Palais Rohan, ce chef-d'œuvre baroque construit au XVIIIe siècle pour le cardinal Armand-Gaston de Rohan, et le cadre vaut à lui seul le déplacement. Attention toutefois : il faut gravir un grand escalier, sans ascenseur — donc inaccessible aux personnes à mobilité réduite. La collection est remarquablement riche pour une ville de cette taille. Vous y trouverez des primitifs italiens et flamands (Giotto, Memling), des maîtres de la Renaissance comme Botticelli et Raphaël, du maniérisme avec Véronèse et Tintoret, et même un El Greco. Côté nord, Pieter de Hooch et van Dyck sont bien représentés. La star locale reste « La Belle Strasbourgeoise » de Nicolas de Largillièrre, ce portrait du XVIIIe siècle devenu emblème de la ville. Les visiteurs soulignent régulièrement le calme des salles — on peut s'attarder devant un Botticelli sans être bousculé. Comptez environ une heure et quart pour la visite, c'est le tempo idéal. Les salles sont organisées par école et par époque, ce qui donne une promenade logique à travers l'histoire de la peinture européenne. Le musée n'est pas immense, et c'est précisément ce qui le rend si agréable : on peut tout voir sans épuisement. À combiner avec le Musée Archéologique et le Musée des Arts Décoratifs, qui occupent le même palais, pour une après-midi culturelle complète.
La Binchstub Broglie
La Binchstub Broglie, c'est l'adresse où l'on vient manger la tarte flambée comme il faut, sans chichis. Nichée dans l'impasse de l'Écrevisse, à deux pas de la place Broglie, cette salle dispose d'un grand caveau voûté parfait pour les groupes. Le principe est simple : on commande des tartes flambées fermières et on partage. C'est convivial, c'est généreux, et c'est exactement comme ça qu'on mange une flammekueche en Alsace. Les tartes sont délicieuses et la carte propose suffisamment de variétés pour ne pas s'ennuyer — du classique aux plus originales, sans oublier les planchettes paysannes et les salades pour ceux qui veulent varier. Le seul bémol, comme le soulignent certains avis : il faut adhérer au concept du partage de la cave. On ne vient pas pour manger seul dans son coin, on vient pour partager. Avec plus de 2 000 avis Google et une note de 4,4, l'adresse a fait ses preuves. C'est rustique, chaleureux, et franchement, pour le rapport qualité-prix, difficile de faire mieux dans le centre-ville.
Le Douanier
Le Douanier, c'est le bar à cocktails que les Strasbourgeois adorent sans forcément en faire de la pub, et que les visiteurs découvrent par hasard pour ne plus jamais l'oublier. Le concept est simple mais efficace — un "safari cocktail" qui vous fait voyager à travers une carte vraiment vaste et variée. Que vous aimiez le sucré, l'acidulé, le fumé ou le spiritueux à plein régime, vous trouverez votre bonheur, et les barmen sont là pour vous orienter si l'embarras du choix vous paralyse. Les avis saluent régulièrement la qualité exceptionnelle des cocktails et l'accueil chaleureux — deux qualités qui devraient être évidentes mais qui se font rares. Le cadre en lui-même fait beaucoup de l'attrait. Installé dans le quartier pittoresque de la Petite France, l'intérieur est superbe — stylé sans en faire trop, propre sans être froid. C'est le genre d'endroit où vous commandez un verre et vous finissez la soirée installé. L'ambiance est vivante sans être bruyante, ce qui en fait un bon choix aussi bien pour un rendez-vous que pour une soirée entre amis. Avec une note de 4,6 sur plus de mille avis Google, la régularité parle d'elle-même. Ce n'est pas le moins cher de Strasbourg, mais la qualité et la créativité justifient le prix. Si vous faites le tour des bars à cocktails de la ville, Le Douanier doit y figurer — et de préférence en haut de la liste.