Édition № 1
Découvrez les meilleurs spots, sélectionnés par les locaux.
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Des adresses remarquables sélectionnées par notre rédaction
Une cantine-traiteur familiale à Pantin servant des plats chauds, salades et soupes honnêtes à 9,90€ — le genre d'adresse de déjeuner de quartier qui mérite sa note de 4,9.
Un café-bistrot contemporain à l'intérieur de la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin, où les plats français modernes rencontrent une vaisselle créée par des artistes dans une ancienne usine de fonderie.
Deux terrasses sur le Canal de l'Ourcq, des boissons abordables, et des vues sur le coucher du soleil qui donnent à Pantin des airs de escapade.
Notes de la rédaction et de la communauté
Les Pantins
Les Pantins s'est imposé comme une des adresses les plus fiables de Pantin, et les chiffres le confirment — une moyenne de 4,4 étoiles sur près de 500 avis Google, c'est rare pour un resto de quartier. La carte assume le bistro français sans complexe : blanquette de veau comme il faut, un gravlax que les habitués encensent, et une ganache au chocolat qui clôt l'affaire correctement. Ce qui le distingue des autres tables du 93, c'est la carte des cocktails — on ne s'attend pas à ça à ce prix-là à Pantin, et les avis le soulignent régulièrement. La salle est décontractée et conviviale, avec une terrasse qui se remplit dès qu'il fait beau. Le service est sympa sans en faire trop, et l'ambiance est clairement locale — c'est là que les Pantinois viennent dîner en semaine ou déjeuner le week-end, pas une adresse pour faire le buzz. Quelques avis Tripadvisor trouvent le niveau inégal, mais la majorité écrasante sur Google et Restaurant Guru (647 avis à 4,4) indique que l'expérience habituelle tient la route. Misez sur les classiques, restez pour les cocktails, et prenez dehors si vous pouvez. Le genre d'endroit qui vous fait penser que Pantin est peut-être sous-estimé, finalement.
Pho Hoche
Pho Hoche, c'est l'adresse que les habitués de Pantin connaissent sans forcément en parler : un petit vietnamien sans chichis sur la rue Hoche, où l'on vient pour le pho et rien d'autre. Le bouillon est ce qui fait la réputation de la maison — longuement mijoté, parfumé, avec une vraie profondeur de goût. Les portions sont généreuses, la viande fondante, et les herbes fraîches arrivent en quantité suffisante pour que vous puissiez ajuster votre bol à votre convenance. C'est simple, c'est honnête, et le rapport qualité-prix est imbattable dans le quartier. La note Google de 4,2 reflète bien la réalité : ce n'est pas un restaurant gastronomique, et quelques avis évoquent une certaine irrégularité les soirs de rush. Mais pour un déjeuner en semaine, quand on cherche quelque chose de chaud et de réconfortant, on est rarement déçu. Au-delà du pho, la carte propose les classiques vietnamiens — nems, bols de bun, viandes grillées — même si les réguliers restent fidèles aux soupes. Le service est rapide et souriant, les prix sont très corrects pour le secteur, et la proximité avec La Villette en fait une étape pratique si vous déambulez le long du canal ou sortez d'un spectacle. Pho Hoche ne vous changera pas la vie, mais c'est exactement le genre d'adresse de quartier qui la rend un peu meilleure.
Café Bleu
Niché au cœur de la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin, le Café Bleu vaut à lui seul le déplacement dans le 93. La galerie occupe une ancienne usine de ferronnerie du début du XXe siècle, et le café-bistrot — signé Pierre Pelegry, fondateur de Ligne Blanche Paris — joue habilement la carte du bistrot français traditionnel revisité dans un écrin contemporain. On déjeune sur de la porcelaine signée par des artistes, entouré d'objets soigneusement choisis. C'est un lieu de déjeuner, sans plus : ouvert de 10h à 18h, du mardi au samedi, pour une quarantaine de couverts. La carte mise sur le sain sans tomber dans le diététique : des réinterprétations modernes de plats français classiques, servies sur ce que la galerie appelle des « assiettes arty ». C'est le genre de cuisine qui accompagne naturellement une journée d'expo — légère mais réfléchie. WWD l'a qualifié de « what's hot in Paris » peu après son ouverture au printemps 2025, et avec plus de 2 200 avis Google à 4,5 étoiles, le public a confirmé. Le principal défaut ? C'est loin du centre de Paris, et les horaires sont restreints — pas de service du soir, fermé dimanche et lundi. Mais si vous prévoyez déjà de visiter les expos de la galerie Ropac (et vous devriez), y ajouter un déjeuner transforme la sortie en vraie excursion. Allez-y pour l'atmosphère autant que pour l'assiette — où d'autre à Pantin peut-on déjeuner entouré d'art contemporain de premier plan ?
Le Pastoral
Le Pastoral, c'est le bar de quartier comme on aimerait en avoir plus. Sur la rue Victor Hugo à Pantin, c'est le genre d'endroit où tu arrives pour un verre et où tu finis la soirée installé au comptoir à discuter avec l'équipe. Les cocktails sont soignés — pas de la figuration, du vrai travail derrière le bar — et la cuisine joue la carte française avec des petites assiettes à partager et quelques burgers qui reviennent souvent dans les conversations. Rien d'ambitieux, mais c'est fait avec honnêteté. Le lieu est visiblement très couru, et c'est aussi son petit défaut : quand la salle est pleine, la cuisine n'est pas toujours à la hauteur. Il faut savoir venir aux bonnes heures, ou accepter que ça puisse être un peu lent. Mais franchement, pour un after entre collègues ou un dîner détendu en semaine, tu chercheras difficilement mieux dans le coin. C'est un endroit qui a une âme, qui ne se prend pas pour un concept branché, et où les gens du quartier se retrouvent vraiment. Si tu habites Pantin ou que tu traînes du côté de la Villette, c'est une adresse à adopter. Viens pour l'ambiance, reste pour les cocktails.