
Édition № 1
Découvrez les meilleurs spots, sélectionnés par les locaux.
Des adresses remarquables sélectionnées par notre rédaction
Un menu dégustation étoilé Michelin aussi audacieux et sans prétention que son quartier populaire de Le Port — dashi beurre blanc inclus.
Notes de la rédaction et de la communauté
Les Agitateurs
Les Agitateurs, c'est le genre d'étoilé qui vous rappelle pourquoi vous aimez aller au restaurant. Pas de nappe blante ni de silence religieux : ici, on mange audacieusement dans une petite salle du quartier du Port, loin des clichés touristiques de Nice. Le chef Julien Roucheteau propose une cuisine inventive, inspirée de voyages et de saisons, où chaque plat est une surprise. Le poisson inspiré de Tokyo avec son dashi beurre blanc reste en mémoire, tout comme les amuse-bouches qui ouvrent le repas avec brio. La salle est petite, intime, chaleureuse — on s'y sent bien, on s'y attarde. Le service est d'une grande douceur, professionnel sans jamais être guindé. C'est un vrai bonheur de se laisser porter par le menu dégustation, où la technique ne masque jamais le goût. Le quartier du Port apporte une authenticité bienvenue : on est dans le Nice réel, pas dans une carte postale. Avec 4,8 sur Google et plus de 1 400 avis, le consensus est clair : Les Agitateurs méennent largement leur étoile. Le rapport qualité-prix pour un repas de ce niveau est remarquable. Pensez à réserver bien à l'avance, la salle est minuscule et les places partent vite.
Musée Masséna
Si vous voulez comprendre comment Nice est devenue la perle de la Côte d'Azur, le Musée Masséna est l'endroit qu'il vous faut. Cette villa Belle Époque, posée face à la Promenade des Anglais, retrace l'histoire de la ville et de la Riviera à travers une riche collection d'œuvres d'art, d'objets d'époque et de tableaux. Le premier étage est le clou du spectacle : des salons magnifiquement décorés avec leur mobilier d'origine, leurs lustres et leurs peintures qui vous plongent directement dans l'opulence de la fin du XIXe siècle. Ne manquez pas le masque mortuaire de Napoléon, discrètement exposé et souvent ignoré par les visiteurs pressés. Ce qui rend ce musée si agréable, c'est qu'il est presque toujours calme. Même en plein mois d'août, quand la Promenade grouille de touristes, vous aurez souvent des salles entières pour vous seul. Le personnel est accueillant, un ascenseur est prévu pour les personnes à mobilité réduite, et un petit film alterné en français et en anglais vous donne le contexte historique. Avec un billet à 10 € — ou inclus dans le pass musée à 15 € pour quatre jours —, c'est un excellent rapport qualité-prix. Comptez environ une heure et demie pour tout voir, ce qui en fait une pause culturelle parfaite entre la plage et le dîner. Le jardin devant la villa, avec ses palmiers et la façade rouge et blanche si caractéristique, est l'un des spots les plus photographiés de la Promenade.
Les Folies d'Edmonde
Passer devant le 16 rue Benoît Bunico sans y prêter attention, c'est presque une obligation — les Folies d'Edmonde cultivent le secret. Et pour cause : tout se passe en sous-sol, dans une cave voûtée du XVIIe siècle aux murs de pierre qui vous plonge immédiatement dans une autre époque. En haut, le bar peut paraître calme ; en bas, c'est là que la vie se concentre, avec une lumière tamisée, des voûtes en pierre et une ambiance chaleureuse où l'on se sent tout de suite chez soi. Les cocktails sont la vraie signature de la maison. Le mixologue propose des créations originales qui sortent des sentiers battus, et la carte des vins tient elle aussi ses promesses. Mais ce qui distingue les Folies d'Edmonde, c'est sa programmation éclectique : karaoké bien encadré, jam sessions U.NICE.ON, blind tests musicaux, concerts ou DJ sets. La configuration de la cave crée une proximité rare entre la scène, le bar et le public — on n'est jamais spectateur, on est presque participant. Ouvert tous les soirs dès 18h, c'est l'endroit idéal pour prolonger une soirée dans le Vieux-Nice loin de l'ambiance touristique. Mieux vaut réserver par message ou sur le site, surtout les soirs de spectacle. Les avis sont unanimes : l'un des meilleurs petits bars de Nice, et on a du mal à ne pas être d'accord.
Babel Babel
Babel Babel, c'est le genre d'endroit qui ne rentre dans aucune case, et c'est précisément ce qui le rend intéressant. Planté face à la mer sur le Cours Jacques Chirac, c'est à la fois un bar méditerranéen, une cuisine d'inspiration levantine et un spot à café craft avec une esthétique New York funk. Le chef Bastien Mottet — Meilleur Apprenti de France — propose une carte qui voyage : houmous et tapas côtoient poulet panko, aubergine laquée au miso, ceviche de rouget et pasta vongole. La meilleure approche, c'est de commander plusieurs petites assiettes à partager plutôt que de viser un plat unique. La cave de vins vivants accompagne parfaitement cette logique. L'ambiance est cosmopolite et chaleureuse — les avis reviennent sans cesse sur ce côté accueillant — et le public mélange Niçois et visiteurs sans que ça sente le piège à touristes. La terrasse vue mer est l'endroit à chasser, surtout quand l'après-midi bascule dans le soir. Ils organisent aussi des soirées à thème (années 80, 90, avec cocktails et piste de danse), ce qui vous dit bien que ce n'est pas une table guindée mais un lieu où l'on s'attarde. Côté assiette, c'est créatif et généreux, sans être de la grande gastronomie — Gault & Millau lui attribue 11/20, ce qui correspond à une table gourmande solide. Le menu du midi à environ 55€ offre un bon rapport qualité-prix pour un emplacement de front de mer en plein Vieux-Nice. Le service est régulièrement salué pour son attention. Si vous cherchez un repas détendu, plein de saveurs, avec vue et un verre de vin intéressant, Babel Babel coche toutes les cases.