
Silberbauers Bistro est ce qui s'est passé lorsque le chef Mathias Silberbauer — qui s'est formé sous Christian Puglisi au Manfreds et a cuisiné à Nice — a repris l'ancien emplacement du Manfreds sur Jægersborggade pour en faire une déclaration d'amour à la cuisine niçoise. Le menu sur ardoise, qui change tous les jours, mise fortement sur les fruits de mer de saison et les classiques du sud de la France : pensez à la pissaladière, au calamar grillé, au poisson plat poêlé et aux moules préparées tout simplement et avec brio. C'est petit, c'est chaleureux, et c'est le genre d'endroit où vous aurez envie de devenir un habitué.
L'ancien emplacement du Manfreds renaît en un minuscule bistrot français servant des assiettes niçoises qui changent tous les jours et des fruits de mer de saison — le favori du quartier que Nørrebro ne savait pas lui manquer.
Réservez à l'avance — la salle est petite et se remplit vite, surtout le week-end. Venez prêt à commander sur l'ardoise et à faire confiance aux fruits de mer du jour.
Une lettre d'amour niçoise sur Jægersborggade
Quand Manfreds a fermé, un petit bout de l'âme de Nørrebro est parti avec — mais Mathias Silberbauer, qui y avait cuisiné étant étudiant, est revenu pour reprendre le local de Jægersborggade et y installer quelque chose de vraiment personnel. Après des années à cuisiner à Nice, il a construit un bistro français qui ne prétend pas être autre chose que ce qu'il est : une petite salle chaleureuse où le menu change chaque jour selon les arrivages, écrit à la craie sur un tableau portable plutôt qu'imprimé sur du beau papier.
La cuisine est résolument niçoise dans l'esprit. La pissaladière est le plat dont tout le monde parle — une tarte à l'oignon généreuse, bien caramélisée, sur une bonne pâte — et les fruits de mer sont là où Silberbauer s'amuse le plus. Calamars grillés, poissons plats poêlés, moules, des assiettes de saison qui semblent tout droit sorties d'un marché du Sud de la France et posées sur Jægersborggade. Tout n'est pas parfait — une ratatouille jugée un peu trop en sauce, une salade sans grand intérêt — mais le taux de réussite est élevé et la cuisine a une main sûre, sans chichis.
La salle est petite et ça chauffe quand c'est plein, donc on y va pour l'intimité plutôt que pour l'espace. La carte des vins monte et descend, comme dit un habitué, et l'ensemble donne cette impression de restaurant de quartier déjà devenu le favori de quelqu'un — le genre d'endroit où l'on revient plutôt qu'on ne coche. Réservez : ce n'est plus un secret.