On ne mange pas à La Maison Kammerzell uniquement pour la nourriture — on vient pour le pur spectacle de dîner dans la plus ornée des maisons à colombages médiévales de Strasbourg, construite en 1427 et située littéralement au pied de la cathédrale. La cuisine, dirigée par le chef Hubert Lépine, propose de solides classiques alsaciens (choucroute, baeckeoffe, tarte flambée) aux côtés de standards de bistro français, et bien que l'on puisse avoir l'impression d'être dans une machine touristique bien rodée, le cadre est véritablement incomparable. Allez-y au déjeuner, lorsque la lumière inonde les vitraux au plomb et que la cathédrale se dresse à l'extérieur — c'est un de ces repas dont vous vous souviendrez plus pour l'endroit où vous étiez assis que pour ce que vous avez mangé.
Le plus ancien bâtiment de Strasbourg (1427) sert d' copieux classiques alsaciens sous des poutres gothiques sculptées au pied de la cathédrale — le cadre éclipse l'assiette.
Allez-y pour un déjeuner en semaine pour éviter l'affluence du dîner et profiter de la meilleure lumière à travers les vitraux au plomb — et réservez à l'avance, surtout pendant la saison du marché de Noël lorsque l'endroit est bondé.
Soyons clairs : La Maison Kammerzell, c'est autant un monument qu'un restaurant. C'est la plus ancienne maison de Strasbourg, datée de 1427, avec cette façade gothique sculptée qui fait s'arrêter tous les touristes de la Place de la Cathédrale. Manger ici, c'est comme dîner dans un musée — les boiseries, les vitraux, la cathédrale juste là, à portée de main. L'atmosphère, c'est le vrai plat de la maison, et elle vaut le déplacement à chaque fois.
Côté assiette, c'est du solide sans être de la grande cuisine. La choucroute est généreuse et bien faite, le baeckeoffe est le choix parfait pour l'hiver, et la tarte flambée ne déçoit jamais si vous voulez rester léger. Le chef Hubert Lépine reste dans la tradition, ce qui est exactement ce qu'on attend d'une maison qui a plus de 15 000 avis sur Google. Les prix sont élevés pour ce qui est dans l'assiette, mais vous payez le cadre et les murs autant que la cuisine. Le service peut sembler pressé aux heures de pointe — c'est une machine bien rodée, pas un petit bistro intime.
Allez-y le midi en semaine si vous pouvez. La lumière qui passe par les fenêtres est superbe, le rythme est un peu plus posé, et vous pouvez ressortir entre les plats pour lever les yeux sur la cathédrale. Passez votre chemin si vous cherchez de la cuisine créative ou un dîner romantique au calme. Venez si vous voulez cocher l'une des adresses les plus emblématiques de Strasbourg, en assumant que c'est un peu une belle attraction touristique — mais une attraction qui vaut vraiment le détour.