Tintype est une galerie d'art contemporain farouchement indépendante qui a passé une décennie (2010–2020) à forger une réputation d'innovation et d'intégrité artistiques dans West Smithfield, avant de passer à une présence uniquement en ligne. Fondée par Teresa Grimes et Pat Treasure, elle avait le don de s'intégrer aux petits commerces et entreprises de Londres — passant d'une fourrureterie reconvertie à Shoreditch à Hatton Garden et enfin à St Cross Street, tout en maintenant un programme d'expositions, de conférences, de performances et d'ateliers dirigé par des artistes. Le nom de la galerie rend hommage au procédé photographique au tintype, et son esprit curatorial a toujours privilégié une expérimentation audacieuse aux paris commerciaux sûrs.
Une galerie farouchement indépendante dirigée par des artistes qui a passé une décennie à défendre l'art contemporain expérimental dans West Smithfield avant de passer au tout en ligne — l'intégrité plutôt que le spectacle.
Vérifiez le site web avant de visiter — Tintype est passé à une présence uniquement en ligne, les expositions physiques à St Cross Street ne sont donc plus régulièrement programmées.
Intégrité menée par les artistes à West Smithfield
Tintype n'a jamais été la galerie qui court après les projecteurs, et c'est précisément ce qui la rendait si précieuse. Pendant dix ans, Teresa Grimes a dirigé cet espace intime de St Cross Street avec un regard curatorial qui privilégiait l'intégrité artistique plutôt que les tendances du marché — une rareté dans une scène londonienne de plus en plus dominée par les blockbusters commerciaux. Le programme était mené par les artistes, ce qui signifiait qu'on y croisait souvent un travail véritablement expérimental plutôt que sûrement emballé, et l'espace de projet annuel offrait à un artiste chaque année la liberté de prendre de vrais risques.
L'emplacement à West Smithfield, près du quartier des joailliers de Hatton Garden, lui donnait un caractère distinctif. Les fondateurs décrivaient une « relation osmotique avec les petits commerces londoniens », et on ressentait cela dans l'atmosphère épurée et sans fioritures. Les visites pendant les expositions (du mercredi au vendredi, à partir de 11h) se faisaient dans le calme, laissant l'espace nécessaire pour s'immerger vraiment dans les œuvres. Les événements — conférences et performances — étaient les moments où Tintype prenait toute sa vie, des rassemblements intimes où l'on pouvait échanger directement avec les artistes.
Depuis 2020, Tintype fonctionne uniquement en ligne, ce qui est une perte pour le paysage des galeries physiques, mais cohérent avec son esprit indépendant. Les avis Google, bien que peu nombreux, sont unanimes et élogieux (un 5,0 parfait), les visiteurs saluant l'expérience personnelle — un critique a notamment souligné son expérience avec James. Si l'art contemporain britannique sans l'auto-importance d'un Tate Modern vous intéresse, l'archive et le programme en ligne de Tintype restent à suivre.