Une ancienne usine Pirelli transformée en l'un des espaces d'art contemporain les plus frappants d'Europe, HangarBicocca propose des installations monumentales dans une vaste enveloppe industrielle — et cela ne vous coûtera pas un centime. L'installation permanente d'Anselm Kiefer à elle seule vaut le déplacement vers le nord, mais les expositions rotatives d'artistes internationaux majeurs la maintiennent dans la rotation régulière de tout amateur d'art milanais.
Un musée d'art contemporain gratuit dans une ancienne usine Pirelli colossale, ancré par l'installation permanente vertigineuse d'Anselm Kiefer et des expositions rotatives audacieuses d'artistes internationaux.
Consultez le programme des expositions en ligne avant de faire le déplacement — le hangar se trouve dans le quartier de Bicocca au nord, vous voudrez donc vous organiser en fonction de ce qui est actuellement exposé pour que le trajpe en vaille la peine.
Soyons clairs : HangarBicocca n'est pas en centre-ville, et c'est justement ce qui en fait un lieu à part. Il faut prendre le train jusqu'à Bignami ou combiner métro et tram pour atteindre cette ancienne usine Pirelli dans le quartier de la Bicocca, mais dès qu'on pénètre dans la nef — 30 000 mètres carrés d'espace industriel brut — on comprend pourquoi c'est l'un des lieux d'art contemporain les plus passionnants d'Europe. L'échelle est tout simplement vertigineuse, et les commissaires exploitent chaque mètre cube.
L'installation permanente d'Anselm Kiefer, « The Seven Heavenly Palaces », en est le cœur : sept tours monumentales en plomb et béton qu'on traverse et qu'on contourne, chargées d'un poids mythologique et historique. Elle est là depuis 2004 et reste l'une des installations permanentes les plus puissantes de tous les musées européens. Les expositions temporaires tournent tous les quelques mois et accueillent systématiquement des artistes internationaux majeurs — Nan Goldin, Carsten Nicolai, Thomas Hirschhorn — souvent avec des commandes in situ qui tirent parti des proportions brutales du hangar.
Et le meilleur : l'entrée est entièrement gratuite. Pas de billet, pas de créneau horaire, pas de file. On entre, c'est tout. Il y a une petite librairie et un café à l'entrée. Comptez au moins deux heures, plus si vous lisez tous les cartels. Le quartier alentour n'a rien de remarquable — c'est une destination, pas un lieu qu'on découvre par hasard — donc prévoyez un déjeuner dans le coin de la Bicocca ou retournez vers le centre ensuite.