
Photo prise par un curator City Insiders.
Fukagawa n'est pas un restaurant japonais de plus à Kreuzberg — c'est le troisième acte ambitieux de Leonardo Tsubasa Donati, qui a passé des années à perfectionner son art dans des boutiques de ramen et l'apporte aujourd'hui à la gastronomie fine. L'espace est volontairement discret, laissant le menu en sept services parler, avec des ingrédients comme les Saint-Jacques de Bretagne, le Wagyu de Kagoshima et les truffes blanches sublimés par la technique française tout en restant fidèle à l'âme du ramen. Attendez-vous à une soirée calme et concentrée où chaque plat s'appuie sur la logique du dashi et du tare, traduite en quelque chose de nouveau mais profondément enraciné dans l'éducation interculturelle de Donati.
Un chef-d'œuvre discret à Kreuzberg
Fukagawa représente l'évolution naturelle des projets ramen de Donati, mais portée à un tout autre niveau d'exigence. La carte à sept services est une leçon de retenue : chaque plat respecte les ingrédients sans chercher à les surjouer, et la technique française ne vient jamais étouffer l'âme japonaise de la cuisine. Le Wagyu de Kagoshima est particulièrement mémorable, tout comme la façon dont l'équipe arrive à faire fonctionner des saveurs à base de bouillon dans un contexte de gastronomie fine sans effet de mode.
L'espace lui-même est rafraîchissant dans son absence de prétention, ce qui est rare pour un restaurant de ce standing à Kreuzberg. Vous ne trouverez ni décor flashy ni service théâtral ici ; à la place, vous profitez d'une soirée calme et bien huilée où l'attention reste fermement sur la nourriture. Ce n'est pas exactement l'endroit où l'on se rend pour un dîner décontracté, mais pour une soirée spéciale où l'on veut être surpris et satisfait, c'est l'une des nouvelles options les plus prometteuses de Berlin.