C'est la taverne de Madrid que le temps a oublié — et c'est un compliment. Depuis 1860, Casa Labra sert du bacalao (morue salée) et des croquettes à une foule debout, à quelques pas de la Puerta del Sol, sans presque rien changer en plus de 160 ans. C'est aussi ici qu'a été fondé le Parti socialiste ouvrier espagnol en 1879, vous mangez donc littéralement de l'histoire avec vos tapas. Évitez les pièges à touristes de la place et venez ici à la place.
Debout depuis 1860, cette taverne carrelée près de Sol sert les meilleures croquettes de bacalao de Madrid — et se trouve être le lieu de naissance du parti socialiste espagnol.
Allez-y avant 1pm ou après 4pm pour éviter les pires foules — la file se forme dans la rue et avance vite, mais le bar en marbre se remplit rapidement à l'heure du déjeuner.
Taverne de 1860 où est née l'obsession de Madrid pour le bacalao
Casa Labra, c'est le genre d'endroit qui vous fait comprendre pourquoi la culture de taberna madrilène est si aimée. Fondée en 1860 par un immigrant asturien, cette adresse sert du bacalao — de la morue salée — depuis plus d'un siècle et demi, et on sent qu'ils maîtrisent leur sujet. Les croquettes de morue sont incontournables : dorées, crémeuses à l'intérieur, avec ce goût salé si caractéristique d'un bon bacalao. On les déguste debout au comptoir en marbre ou juché sur un tabouret, entouré de carrelage d'époque et des fantômes de tous les madrilènes passés par là depuis le XIXe siècle.
L'histoire ici est passionnante — c'est littéralement ici que Pablo Iglesias a fondé le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) le 2 mai 1879, et Federico García Lorca aurait été un habitué. Mais ce qui maintient l'endroit bondé, ce n'est pas l'anecdote, c'est la cuisine. Les bâtonnets de morue frite, les croquettes, les tapas de bacalao — tout est bon marché, tout est sincère, et tout accompagne parfaitement une caña bien fraîche à 13h un mardi. La séparation entre la zone debout et la petite salle du fond permet de faire une pause rapide ou de s'attarder un peu plus.
Le hic : c'est bondé. Vraiment bondé. L'emplacement près de la Puerta del Sol attire les touristes, mais les locaux continuent d'y aller, ce qui en dit long. Venez tôt ou hors des heures de pointe si vous voulez respirer. Les toilettes sont minuscules et l'ensemble est sans chichis, mais c'est exactement ce qu'on cherche. Vous n'êtes pas là pour le décor — vous êtes là parce que c'est l'une des dernières tavernes centenaires authentiques du centre de Madrid, et le bacalao vaut la queue.